Le Stade "Sclessin" ~ Maurice Dufrasne
L’Enfer de Sclessin. Le stade mythique du Royal Standard de Liège. Un stade qui est un peu une deuxième maison pour
des milliers de supporters, de Malmédy à Ostende, de Mons à Tongres.
En 1950, on effectua les travaux de l’actuelle tribune 4. Cette tribune debout donne place à 6500 spectateurs du
club. Pour le début de la saison 53-54, le bloc assis de la Tribune 1 est légèrement agrandi. Cela offre un extra
de 3000 supporters en plus, ce qui porte le total du stade à 37 000. La seule place dans le stade qui n’avait pas sa propre tribune reçoit alors un agrandissement durant la période
d’été pour la saison 58-59 avec l’inauguration du Terril. Dans la lignée du titre obtenu en 1ère division, la
direction présidée par Mr Henrard décide la modernisation du stade. Les vestiaires reçoivent un rafraîchissement
en 1961 ainsi que les bureaux de Sclessin et la tribune de presse. Aussi bien les joueurs que les infrastructures
du Standard rivalisent avec les plus grands d’Europe. Le nombre de places assises augmente jusqu’à 7500 places.
Au début des années ’70, en 1972 pour être précis, les travaux du stade de Sclessin reprennent. Après de longues
discussions, la direction décide de placer la tribune debout derrière le but, actuellement en Tribune 4,
côté Meuse. Finalement, cela donne place à 12 500 supporters, pour arrondir le stade. La tribune donnait
auparavant 6500 places. Après ces travaux, il y aura 6000 places en plus. Avec cette augmentation, Sclessin
compte désormais 43 000 places.

Pendant l’été 1985, il y a un remplacement de toute l’ancienne tribune assises (Tribune 1). En six mois de temps
et exactement 60 ans après la première, une tribune de 115m est construite. Alors qu’en début des travaux,
on pensait seulement à un rafraîchissement, la direction décide de faire appel à André Duchêne pour la
construction d’une toute nouvelle tribune. Au total, cela donne place à 5500 supporters. L’entrée des loges
était remarquable. Pas moins de 28 loges de 25m² sont construites. Naturellement, les nouveaux locaux sont
employés pour les réunions et les bureaux.
Sept ans plus tard, c’est au tour de la Tribune 2. Cette fois, on fait appel à la SA Standard 2000 – Club Affaire
pour financer le projet. Pourquoi « Standard 2000 » ? Parce que le prêt pour la construction de cette tribune
doit être complètement payé pour 2000. Elle propose 150% de place en plus aux supporters. En quatre mois
de temps, la tribune est détruite et remplacée par une nouvelle. A nouveau il s’agit d’une collaboration
entre Michel Boelens et André Duchêne. La nouveauté est cette fois-ci l’ouverture d’un Club Affaire : une salle
où les hommes d’affaires se retrouvent avec notamment un espace de 1300 m². Au total, 610 Business Seats sont
installés. La tribune debout située en dessous compte 5400 supporters et peut être transformée en tribune assise.
C’est une nouvelle exigence de l’UEFA. Le nombre de place est alors réduit à 2700. Au-dessus, il y a place pour
3700 places assises. La capacité du stade varie de 25000 à 26 400 places et celui-ci est officiellement
inauguré contre le Bayern Munich.

En 1995, les travaux sont entamés pour finir la Tribune Terril. Ceci dans l’optique de l’organisation de l’Euro
2000 en Belgique. En bas, il y a place pour 3000 supporters qui peuvent être réduits en 1500 places assises,
comme le prescrit l’UEFA. Au dessus, il y a 2500 places assises. Ce qui donne une capacité totale de 5500 places.
Au total, cela donne : 14 000 places assises et 11 000 places debout.
Quatre ans plus tard, en 1999, la Tribune Vercour (T4) est aussi remplacée par une version plus moderne.
Il n’y a donc plus de trace de vieux stade original. Les Rouches jouent alors dans un temple qui peut recevoir
un petit 30 000 supporters.